« Je veux » en lettres d’or s’inscrit sous le flambeau
De celles du « Je t’aime » sur le bel oriflamme
Aux couleurs de l’amour qui, trahissant ma flamme,
Flotte au vent de l’espoir dans un élan plus beau.
Aujourd’hui chasse hier, demain verra la rose
Epanouie, heureuse, oubliant l’ouragan,
Se griser au soleil des parfums d’origan
Dans le jardin des cœurs sans nul voile morose.
Mes aubes seront joie, tes crépuscules d’or,
Nos heures bleues du jour, que ta lumière enchante,
Baigneront dans l’éclat de nos lueurs touchantes
Où mon âme sans crainte aura de fous transports !
Alors mon grand désir chantera dans ta tête
L’hymne béni des dieux de son timbre éperdu
Pour te ravir encore… et toi, le cœur tendu,
Tu viendras par ton psaume, en faire un air de fête.
Quand le verbe Vouloir trésaille comme un fou
Dans mon sang qui conjugue, encore, avec tendresse
Le fougueux verbe Aimer, mon bonheur se redresse,
Ma raison lui dit « oui », mon cœur tombe à genoux…